À Béthune, dans le Pas-de-Calais, une pétition municipale a été lancée le 13 octobre 2026 pour tenter de sauver la liaison TGV directe vers Paris. Portée par la mairie, elle vise à mobiliser habitants et entreprises locales face à une offre de trains directs réduite de moitié en sept ans.
Un service divisé par deux en sept ans
Selon les élus locaux, le nombre d’allers-retours directs quotidiens entre Béthune et Paris est passé de six en 2019 à seulement trois aujourd’hui. Concrètement, pour un aller-retour à la journée, les habitants ne disposent souvent que d’un départ très matinal et d’un retour tardif, avec un tarif autour de 63 euros par trajet. En dehors de ces créneaux, de nombreux voyageurs doivent désormais changer de train à Arras pour rejoindre la capitale, ce qui allonge sensiblement le temps de trajet.
Les demandes de la ville de Béthune
La municipalité, qui a baptisé son initiative « Sauvons notre TGV », demande dans l’immédiat un aller-retour supplémentaire par jour pour améliorer rapidement une desserte jugée insuffisante. Elle souhaite surtout ouvrir des discussions avec la SNCF afin de renforcer durablement l’offre de trajets directs quotidiens vers Paris. La sénatrice du Pas-de-Calais Amel Gacquerre s’est elle aussi inquiétée publiquement de cette baisse des liaisons directes, un signe que le sujet dépasse le seul cadre municipal.
D’autres territoires des Hauts-de-France ont dû, ces derniers mois, repenser leur offre de mobilité : c’est le cas du réseau Tadao dans le Bassin minier, où la gratuité des transports a changé les habitudes de déplacement des habitants.
Un enjeu pour l’attractivité du territoire
Pour le maire Olivier Gacquerre, la crainte principale est une perte d’attractivité du territoire : une ville moins bien reliée à la capitale pèse à la fois sur les déplacements professionnels et sur les décisions d’implantation des entreprises. Les abonnés qui font l’aller-retour pour le travail sont les premiers concernés par ces changements d’horaires et ces correspondances supplémentaires.
Cette question de desserte et d’attractivité locale rejoint celle que connaissent d’autres villes moyennes, comme Troyes avec sa nouvelle ligne de bus vers la zone industrielle, où l’amélioration des transports locaux a été présentée comme un levier direct pour l'emploi.
Comment la pétition peut faire bouger les choses
- Elle donne un poids politique chiffré à la demande de la ville auprès de la SNCF et des autorités régionales de transport.
- Elle associe les entreprises locales, directement concernées par la facilité d’accès à Paris pour leurs clients et partenaires.
- Elle s’appuie sur des chiffres précis (passage de six à trois allers-retours directs) plutôt que sur un simple ressenti.
- Elle relaie aussi les inquiétudes déjà exprimées par des élus régionaux, ce qui renforce la pression sur l’opérateur ferroviaire.
D’autres communes françaises misent sur des démarches collectives similaires pour défendre leurs commerces ou leurs services publics, à l’image de Besançon et la mobilisation de ses commerçants de centre-ville. Retrouvez d’autres initiatives locales dans notre rubrique administration, associations ou côté mobilité dans location, covoiturage, parking.
Questions fréquentes
Pourquoi la ville de Béthune a-t-elle lancé cette pétition ?
Pour alerter sur la réduction du nombre de trains directs vers Paris, passé de six à trois allers-retours quotidiens en sept ans, et demander à la SNCF de renforcer l’offre.
Combien de trains directs restent disponibles entre Béthune et Paris ?
Selon la mairie, trois allers-retours directs sont assurés chaque jour, contre six en 2019 ; en dehors de ces créneaux, un changement à Arras est souvent nécessaire.
Que demande précisément la municipalité à court terme ?
Un aller-retour direct supplémentaire par jour, ainsi que l’ouverture de discussions avec la SNCF pour consolider durablement la desserte vers Paris.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale